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Actions et réalisations


Les puits
Gaah Gbaana
Le tout premier puits a été réalisé à Gaah-Gbaana, petit hameau non loin de Parakou.
Là vit une population Peulh qui avait longtemps interpellé en vain les autorités pour bénéficier d’accès à l’eau potable.
Notre consoeur Micheline, animatrice, s’y rendait régulièrement.
Elle connaissait le problème et lorsque soeur Colette a proposé le financement, soeur Micheline a immédiatement mis la population à l’oeuvre pour participer activement à la construction.
Le jour de la remise du puits, ce fut une grande fête chez les Peulhs. Soeur Colette y était. 
Depuis, les projets d’animation féminine proches de Parakou ont été suspendus et il est devenu rare de rencontrer encore nos amis Peulhs.
Lorsque, en septembre, la pluie battait encore son plein, je suis allée pour revoir le puits. Malheureusement, la route qui conduit au camp était impraticable.
J’ai donc rencontré un jeune du camp qui m’a rassuré que le puits est toujours très efficace, bien entretenu et aussi bien règlementé pour éviter les contaminations mais aussi, en saison sèche, pour limiter son utilisation uniquement à l’alimentation. 
Et….le lendemain, surprise : une délégation de trois personnes, dont le chef de camp, venait chez les soeurs pour remercier encore de l’intérêt que nous portons à leur communauté et confirmer ce que le jeune nous disait la veille concernant l’utilisation du puits.
Oui, la route était impraticable pour moi, mais pas pour eux pour exprimer leur reconnaissance !
Un proverbe africain dit : « là où les pieds ne peuvent aller, le coeur y va » et un autre « elle n’est jamais loin la case d'un ami".

Tokey
Le deuxième puits fut réalisé à Tokey, village voisin de la ville de Banikoara.
A la saison sèche, les femmes du quartier devaient aller loin pour puiser, ainsi que les soeurs qui avaient choisi d’habiter là.
La parcelle voisine était occupée par un centre paroissial équipé d’un puits qui était régulièrement asséché…. Bref, un puits à grande dimension était le bienvenu. Depuis 2007, date de sa création, ce puits reste efficace et est bien utilisé.
Le revoici, sous la pluie, 10 ans plus tard, avec, sur le côté la dernière buse qui n’a jamais été placée car la profondeur requise (15m) était atteinte ! 
Banikoara
Pour revoir le troisième puits réalisé avec Visitation sans frontières, il fallait que je me rende à l’école Notre Dame de la Visitation de Banikoara, en périphérie de la ville.
Là, lorsque les soeurs ont reçu le terrain pour y construire une école, il n’y avait rien qu’une population dispersée aux environs et des champs.
Pas de possibilité d’acheminer l’eau de la ville car le terrain est situé en haut de la cité.
Il fallait de l’eau potable pour l’école et aussi de l’eau pour construire.
C’est donc avant la construction des bâtiments que le puits a été creusé.
Lors de ma visite, en septembre, les enfants n’avaient pas encore repris l’école mais déjà, on s’activait à nettoyer les classes pour la rentrée et soeur Léa, aujourd’hui directrice veille à la bonne utilisation du puits.
Vous pouvez apprécier, derrière le puits la magnifique récolte de maïs réalisée sur le terrain autour de l’école.
Le coût total de ces 3 puits : environ 9.500 €

Les écoles
Ecole Notre-Dame de la Visitation à Banikoara
Grâce à la participation active physique et financière des élèves de l’Institut Saint François d’Ath, nous avons aussi pu collaborer à l’élaboration de l’école maternelle et primaire de Banikoara.
Nous avons encore le souvenir des séances de peinture du matériel de l’école maternelle par les élèves d’Ath qui se sont rendus sur place plusieurs années, apportant mille et une choses pour les enfants et, grâce aux actions en faveur du Bénin au sein de l’école, ont également permis la construction d’une cuisine et aussi d’installations sanitaires modernes pour les plus petits.
Lors de mon passage en septembre, j’ai pu apprécier toutes ces réalisations.
Merci aux élèves et aux enseignants de l’école pour ce merveilleux parrainage.
Nous reparlerons de l’école en fin de ce bulletin de liaison lorsque nous évoquerons nos projets d’avenir.

Le coût de cette construction : 2.750 € 
Le coût de ce bloc sanitaire : 5.200 €
Ecole Notre Dame de la Visitation de Kenge
La maternelle. 
Les enfants sont nombreux dans le quartier et la création d’une école est vraiment nécessaire, les parents pressent les soeurs de commencer….mais voilà, il n’y a pas de locaux pour héberger les enfants de la maternelle.
Depuis quelques années déjà, les soeurs avaient « prêté » un bâtiment qui était en réalité une maison de passage et avaient commencé une construction mais où chercher l’argent pour continuer ? 
Il manque le toit, les portes, la finition….A l’époque, les enfants étaient 78 (2011) pour se partager les trois classes réalisées grâce au soutien de « Visitation sans Frontières ». 
Aujourd’hui, à la rentrée de 2017 les enfants de la maternelle sont 116 !!!
Où donc sont placés tous ces petits ?
Nous nous sommes laissé dire que les bâtiments ne peuvent contenir à la fois les enfants et le mobilier !
Mais qui pouvait prévoir un tel succès ? 

L’école primaire. 
Puis, ce fut au tour de l’école primaire de Kenge de faire appel à « Visitation sans Frontières ».
Il s’agissait d’équiper l’école primaire de bancs pour les élèves et de bureaux pour les enseignants.
La demande était précise et comprenait 120 bancs et 6 bureaux.
Nous n’avons pas pu, à l’époque réunir toute la somme nécessaire mais, avec l’aide de nos amis et de la générosité de l’école maternelle et primaire de Gilly lors de la campagne de carême, nous avions donné un sérieux coup de main.
Mais, comme en témoigne cette photo, les élèves sont quand même encore serrés d’autant que, cette année, la directrice de l’école nous informe qu’il y a 484 élèves inscrits en primaire !
Là encore, nous reparlerons de cette école primaire dans nos projets d’avenir. 

La clôture de l’école de Kenge. 
L’Ecole Notre Dame de la Visitation de Kenge se situe en bord de route et les parents aussi bien que les enseignants avaient de quoi craindre pour la sécurité de leurs enfants qui sont de plus en plus nombreux à fréquenter l’école.
Il faut dire que la clôture, si on peut parler de clôture, ne servait pas à grand-chose et demandait un renouvellement régulier.
Ces clôtures sont faites avec des tiges végétales.
Ailleurs, ce sont des arbustes qui « font office » de clôture.
Il était donc absolument indispensable de construire quelque chose de solide et qui entoure correctement le complexe scolaire.
C’est chose faite et nous ne résistons pas au plaisir de lire un extrait de la lettre de remerciements que les directrices du primaire et de la maternelle nous envoient : 
« ….. Ce travail a été dur, la clôture enchante les visiteurs et les gouvernants. Conformément au règlement d’ordre intérieur des écoles, il est demandé à chaque chef d’établissement de clôturer l’enceinte de son école, ceci pour canaliser les entrées et sorties des élèves. C’est pour le complexe Notre Dame de la Visitation une grande distinction et fierté car la clôture est exceptionnelle, d’autant que l’école est située en face du bureau du gouvernorat de la Province !
Cette clôture pousse encore davantage les parents à venir gonfler l’effectif des enfats car ils sont bien protégés ainsi que leurs biens.
Ce ne sont que les inciviques qui sont déçus car il n’y a plus d’issue pour leur permettre de nuire à la vie de nos enfants.
Nous disons un grand merci à « Visitation sans Frontières » pour ce don précieux ».

Sr Alphonsine Makila et Sr Constantine Malonga

L’informatique à l’école secondaire commerciale d’Ipamu (RDC).
Ce fut la première école à être équipée en informatique par « Visitation sans Frontières ».
Il s’agit d’un lycée situé à 15 km de la cité la plus proche, dans une mission catholique où chacun, qui a besoin d’électricité, doit la fournir lui-même.
L’école est dotée d’un groupe électrogène mais nous pensions qu’il serait mieux d’alimenter la salle informatique de l’énergie solaire puisque les cours se donnent
en journée.
Ce fut un projet de grande envergure,  l’installation solaire demandait une main
d’oeuvre spécialisée (Ipamu est situé à plus de 600 Km de Kinshasa).
Le projet consistait en outre à fournir 8 ordinateurs et deux imprimantes. Aujourd’hui, la soeur préfète des études nous écrit : « La salle informatique étant organisée dans le souci de former les élèves du lycée Nso-oso en général et son corps enseignant, elle organise les activités suivantes : 
- La formation pratique des élèves de l’option technique commerciale et autres 
- La formation du personnel enseignant 
- L’informatisation des travaux de la direction scolaire du lycée 
- Le stage des finalistes de l’option commerciale du lycée. 
Tenant compte de l’effectif des élèves par classe, nous signalons que le nombre d’ordinateurs ne suffit pas, les élèves font leur pratique par groupe de trois par ordinateur.
Nous avons également un besoin de connexion internet et de matériel y afférent.

L’informatique à l’école secondaire de Mokala (RDC)
Afin de rendre géographiquement plus accessibles les études universitaires aux populations rurales, l’Etat a ouvert des universités à l’intérieur du pays mais ceci sans toutefois tenir compte de la capacité des écoles à s’équiper en matériel didactique afin de mieux préparer les jeunes à cet enseignement autrefois réservé aux plus nantis. 
C’est ce qui se passait à Mokala où se trouvent des écoles secondaires et où une faculté universitaire d’informatique a été ouverte. 
Le lycée Ndwa-Wi qui a, depuis longtemps, une section commerciale, a voulu permettre à ses élèves de mieux se préparer à l’entrée à l’université en se dotant d’un centre informatique afin de moderniser son enseignement. 
« Visitation sans Frontières » a pu offrir à Mokala six ordinateurs et deux imprimantes ainsi que les accessoires indispensables.

Du matériel didactique pour deux écoles maternelles (Kenge et Bandundu en RDC)
Tout au long de ce bulletin de liaison, nous avons beaucoup parlé de l’école de Kenge (en RDC) et aussi de celle de Banikoara (au Bénin).
Il nous reste maintenant à parler de l’école de Bandundu, ouverte depuis peu de temps.
Pour cette année scolaire, l’école de Bandundu a déjà inscrit 107 élèves en primaire et 36 en maternelle.
Lors de leur passage en Belgique, les soeurs nous avaient dit connaître un artisan très habile pour réaliser des planches didactiques pour les enfants et elles souhaitaient en obtenir auprès de lui pour les deux écoles de Bandundu et de Kenge. Grâce aux recettes de notre souper du début de cette année 2017, nous avons pu offrir cela et c’est dans la joie que les enfants ont pris possession de leurs planches didactiques.
Il est heureux aussi de pouvoir mettre à l’honneur un artisan talentueux.


Promotion féminine

Nous soutenons, en partenariat avec les diocèses de Parakou et de Kandi, des actions pour la promotion féminine au Bénin.

Banikoara
L’audio-visuel au service de la Promotion féminine.
Pour améliorer le séjour des jeunes femmes et jeunes filles non ou déscolarisées qui recevaient des cours d’alphabétisation et une formation humaine et professionnelle, Visitation sans frontières a offert à la communauté de Banikoara la possibilité de présenter des séances récréatives ou éducatives par l’achat de matériel audio visuel : téléviseur, lecteur de CD et de cassettes vidéo.
Aujourd’hui, je peux attester que le matériel sert , non seulement aux jeunes filles qui viennent au Centre féminin mais aussi aux soeurs qui, grâce à cela, peuvent bénéficier de la télévision.
Seul le lecteur de cassettes est devenu désuet….

Banikoara
Soutien au Centre féminin de Banikoara.
Lorsque les filles qui passaient un mois par an au Centre ont souhaité aller plus loin et apprendre un métier, « Visitation sans Frontières » a également accordé une aide pour l’achat de matériel de couture et de tricotage et a aussi aidé à la rémunération des moniteurs. 
Malheureusement, les jeunes filles qui, au début, sont de bonne volonté, restent très marquées par leur milieu et, en cours d’année, abandonnent qui pour un mariage arrangé, qui pour rejoindre la famille qui a besoin d’elle pour la culture !...
Faut-il rappeler qu’au Nord du Bénin, la scolarisation des filles reste plus difficile.
Il y a, bien sûr, une évolution des mentalités mais la fille reste quand même très vulnérable et subit facilement les exigences d’une culture ancestrale.

Le coût de ce projet : 1.000 €
Parakou
Dès leur arrivée au Bénin, les soeurs, toutes congolaises à l’époque, ont été engagées pour la promotion de la femme.
L’une d’entre elles coordonnait le projet pour les diocèses tandis que les deux autres travaillaient à la promotion féminine par des animations dans les villages.
Lorsque l’organisme qui finançait s’est retiré, « Visitation sans Frontières » a pris le relais quelque temps afin de payer l’animatrice, sa traductrice et les trajets (en moto).
Pour rester dans le même domaine, nos soeurs ont construit une paillotte afin d’y réaliser l’alphabétisation pour les femmes et les filles apprenties de leur quartier. Puis, sur ce terrain, avec l’aide précieuse d’amis, de visiteurs et de « Visitation sans Frontières » un bâtiment en durable a vu le jour.
Cette maison a pu servir lors de cérémonies ou de réunions mais aujourd’hui, elle abrite le nouveau projet de transformation de produits locaux.
En effet, lors de notre bulletin précédent, nous avions expliqué qu’une soeur avait suivi une formation pour valoriser les produits locaux (fruits, savons, pommades….) J’ai pu assister à la fabrication de jus de baobab, de biscuits, de pommades pour lutter contre les effets de l’Harmattan (avec du beurre de karité produit sur place). Je vous assure que c’est un travail impressionnant qui est réalisé dans les règles de l’art, avec bonnet et masque pour les produits alimentaires… L’AFSCA peut passer ! Avant mon départ de Cotonou, nous sommes allées encore à Porto Novo pour la suite des achats de matériel.
Le projet de transformation de produits locaux nous tenait à coeur, il s’est concrétisé avant même que « Visitation sans frontières » s’organise pour y apporter sa participation financière.
Nous souhaitons bonne continuation à l’équipe de transformation.
Quant à moi, j’ai ramené des échantillons de la production. Délicieux !

Jusque là, les sommes allouées s'élèvent à 12.300 €

 La santé
Nous travaillons aussi dans le domaine de la santé, notamment à Arbonga, un village situé à quelques 10 km de Banikoara, tout à fait au Nord du Bénin.
Protection maternelle et infantile à Arbonga
Ce projet a une longue histoire qui a commencé avec moi en 2006.
Lorsque la communauté s’est installée à Banikoara, nous avons repris le fonctionnement d’un tout petit dispensaire situé à 10 Km de Banikoara.
Il n’y avait ni eau courante ni électricité ni moyen de locomotion.
Je m’y rendais avec une moto de la communauté.
Quelques rares accouchements (36 la première année) y étaient pratiqués à la lumière de lampes à pétrole et avec de l’eau que la famille allait puiser au village.
«Visitation sans Frontières» a offert une première aide en dotant le dispensaire d’un petit groupe électrogène et quelques ampoules électriques, une moto et une installation sommaire pour amener l’eau.
Au fil du temps, nous avions compris que créer les conditions optimales pour une maternité sans risque devait devenir une priorité dans une région où, traditionnellement, les femmes accouchent à domicile dans des conditions parfois très difficiles.
Cela nous a motivés à demander l’aide d’organismes pour la construction d’une maternité. Ce sont les organisations de Manos Unidas (Espagne) et Energy Assistance (Belge) qui ont réalisé ce magnifique travail. La maternité a été inaugurée en 2010. 
Mais avoir les bâtiments adéquats ne suffit pas.
Il faut pouvoir sensibiliser la population, créer des services de prévention qui coûtent en personnel, en transport et en matériel.
Depuis ce temps, (2010), « Visitation sans Frontières » soutient les activités préventives de sensibilisation dans les villages, les consultations pré et post natales, les vaccinations des mamans et des bébés.
Et cela porte ses fruits.
Au dernier rapport que nous avons reçu, nous constatons que le nombre d’accouchements à la maternité est passé de 36 à plus de 300 par an !
Les nouveaux cas de consultations prénatales se situeront autour de 250 cette année !
En fin décembre, plus de 1500 vaccins auront été administrés.
Mais un autre problème surgit dans le domaine de la santé au Bénin, c’est la pénurie d’infirmières diplômées.
A Arbonga, il y a une seule infirmière diplômée et c’est notre soeur Bernadine qui, vaillamment, chaque jour se rend au travail en moto (lors de ma visite j’y suis allée en voiture, la route en cette saison des pluies est terrible).
Depuis longtemps, les soeurs cherchent en vain une infirmière.
Nous reparlerons de cela dans nos projets d’avenir.
Le coût total du projet environ 7.000 €